Et si on jouait un jeu… - Bienvenue sur le site de Chantal Brault

Et si on jouait un jeu…

Personnellement, j’adore jouer avec les sens afin de vivre de plus en plus de conscience lors de mes expériences humaines. J’ai rapidement comprise que lorsque je suis privée de quelque chose, j’apprends davantage à l’apprécier par la suite.

Volontairement ou non?

Je fais une distinction cependant entre le fait de me priver volontairement de quelque chose et me faire enlever quelque chose, soit par quelqu’un ou par les circonstances de la vie. L’expérience vécue est alors bien différente. Dans le premier cas, je m’amuse à faire de prises de conscience pour retrouver davantage de pouvoir sur moi et dans le deuxième cas, je dois faire le processus d’acceptation et d’adaptation que cette privation me cause. Dans les deux cas cependant, il s’agit d’expérience d’apprentissage afin de me connaître davantage.

Perdre la vue

Par exemple, je peux décider de vivre l’expérience de me priver de la vue pendant un moment défini afin d’observer ce que je vis ainsi que ma perception lorsque je suis privée de la vue. J’ai le loisir de retrouver la vue lorsque l’expérience sera satisfaisante pour moi. J’ai plein pouvoir sur l’expérience. Il s’agit donc d’un jeu que j’accepte de jouer, pour moi, afin d’apprendre à m’aimer davantage. Si cependant la vie fait en sorte que je deviens aveugle, je vais devoir passer par un processus d’acceptation de cette nouvelle réalité pour moi que je n’ai pas choisi. Mon corps va devoir s’adapter à ma nouvelle réalité. Si je refuse l’expérience, je vivrai énormément de colère et de souffrance face à une telle injustice. Je deviendrai alors rapidement dépendante des autres et inévitablement insupportable à vivre pour mon entourage. Si au contraire, je décide d’accepter l’expérience, mon esprit sera à la recherche de solution et d’une adaptation afin de retrouver le plus d’autonomie possible. J’ai le choix de ma réaction.

Un acquis

C’est facile de prendre pour acquis ce que j’ai déjà. J’ai accès à tous mes sens depuis ma venue en ce monde. Cela est naturel pour moi, je n’ai pas à y penser et je n’y porte pas grand attention au quotidien. Malheureusement, il nous faut parfois recevoir un choc, une circonstance de privation d’un ou de plusieurs de nos sens pour enfin les apprécier. Cela n’a pas à être drastique, pour ma part, c’est mon éducation qui a fait que j’ai développé la croyance que je n’avais pas le droit de goûter au plaisir de tous mes sens. La castration est une forme de privation. Je me prive inconsciemment de ce que j’aime, ce que j’ai besoin pour ne pas me sentir coupable ou pas correcte.

Changer sa perception de soi

Dans le contexte du programme Monter au 7e ciel, je donne plusieurs exercices pour s’amuser avec nos sens toujours dans le but de faire des prises de conscience sur soi-même et augmenter l’amour de soi. Cela permet également de sortir de plusieurs castrations. Un qui me plait particulièrement est celui que l’on fait dans le volet « perception ». Il est d’une efficacité et d’une simplicité extraordinaire. J’ai eu envie de la partager avec vous ici aujourd’hui…

Jouons ensembles…première étape

Cet exercice de perception et d’amour de soi se fait en 3 étapes. La première consiste à vous fermer les yeux ou de mettre un bandeau afin de vous priver de la vue. Ensuite, vous devez passer les mains sur votre corps afin de prendre conscience de vos formes, textures et ressentis. Sans se juger ou chercher les défauts mais dans un esprit de découverte et d’observation.

Résultat de mon expérience de la 1e étape

Le fait de se caresser lentement soi-même pour s’observer est en soi une expérience extraordinaire. Personnellement ainsi que pour la très grande majorité des mes élèves, l’expérience a été fantastique. J’avais l’impression d’être jeune et que la texture et les courbes de mon corps étaient agréables et parfaites. J’aimais ce que je touchais, percevais et ressentais. C’était comme une impression de sentir beaucoup d’amour dans tout ce que je découvrais. Cela m’a beaucoup émue et remplie de bonheur.

La deuxième étape

La deuxième étape consiste à ouvrir les yeux et refaire l’expérience mais face au miroir cette fois. Là, l’expérience devient très différente. Dans mon regard, ma perception change. J’ai ce regard critique sur moi. Celui de mes jugements, de mes non acceptations, de ce que je voudrais que ce soit et non ce que je perçois. Mon regard, ma perception est habitée par celle de la société, les standards de beauté, de jeunesse et de ma propre acceptation de moi-même. Bref, c’est l’ensemble de l’influence extérieure qui se traduit dans mon regard. Comment je me perçois. C’est alors que je remarque mes poches sous les yeux, mes rides, mes imperfections, mes cicatrices, mes bourrelets, ma cellulites, etc.

Résultat de mon expérience de la 2e étape

Je suis forcée de constater qu’il y a un écart de perception de moi-même entre la première et la deuxième étape. Ce que je veux, c’est réduire cet écart et développer une plus grande acceptation de moi, changer ma perception afin de la ramener davantage à celle de la première étape de l’exercice. Voici donc comment faire et la 3e étape de cet exercice…

La troisième étape

Suite à toutes ces observations, je refais l’exercice mais en apportant une intention nouvelle. Lorsque je me regarde et que je passe en revue toutes les parties de mon corps, je reviens à celles que j’ai jugées, critiquées, rejetées et pour chacune de ces parties, je vais y mettre de l’amour. Comment on fait ça? C’est très simple. Prenons pour exemple mes poches sous les yeux, en les observant, je n’ai qu’à me dire qu’elles sont le résultat de toutes des nuits blanches à veiller sur mes enfants, à me faire du souci pour leur bien-être. À prendre conscience de tout l’amour que ces poches sous mes yeux habitent. Cela m’aide à les percevoir autrement et je ressens l’amour envers elles. Même chose pour les rides, les vergetures et le reste. Me souvenir de l’amour derrière chacune de ces expériences qui ont laissé le souvenir, la marque sur mon corps.

Résultat de mon expérience suite à la 3e étape

Suite à cet exercice, le simple fait de prendre une douche et me laver a complètement changé. Je prends le temps de me fermer les yeux et de retoucher à celle que je perçois les yeux fermés, celle que je suis vraiment. Je prends le temps lentement, doucement, avec beaucoup d’amour de me savonner. Même chose lorsque je mets de la crème sur mon corps ou mon visage. Je ferme mes yeux et reprends contact avec celle que j’aime. Depuis, l’écart n’est plus aussi marquante. J’ai acquise une grande acceptation de moi et par ce fait, mon corps a changé. Je le constate tous les jours.

Et vous…

Je vous invite à vous prêter à l’expérience. Cela ne coûte absolument rien et vous avez tout à y gagner. Personnellement, je préfère choisir le jeu des prises de conscience… et vous?

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